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Pas de cédéroms pour les cépécés !
écrit le 15/10/2012, révisé le 08/11/2013
Par avance, je tiens à m'excuser de déverser ici tant de haine pour si peu de choses...

Je pense ne pas être le seul à avoir les poils qui se dressent à la simple lecture de ce mot : "cédérom".

Je me rappelle voir annoncée au journal télévisé cette révolution sous la forme d'une galette en verre absolument immortelle et indestructible. Le choix du polycarbonate aura un peu changé la donne : le support est presque aussi fragile que le vynil et bien plus périssable. De plus il est absolument impossible à recycler.

En tant que lecteur de ce site, ayant probablement connu comme moi les débuts de l'informatique alors que les CD-ROM n'existaient pas encore (il est là, le rapport avec le CPC), et ayant découvert l'apparition de ces CD-Audio devenus CD-ROM, l'écriture "cédérom" vous a semblé être tombée du cul d'une vache. C'était en 1989.

D'une part, cette idée semble supposer que les gens sont trop cons pour écrire un sigle (pourtant, on est servi, avec SNCF, ANPE, TIG, DGCCRF, ...). D'autre part, cela semble vraiment franciser à outrance, dans la mesure où nous, français, étions déjà assez gentils de ne pas le prononcer à l'anglaise "cidiwrôm". Et puis franciser en calquant la graphie sur la prononciation française pourrie d'un mot anglais, c'est vraiment insensé et infantilisant.

Vous l'aurez donc compris, j'ai un peu honte de cette décision que j'estime arbitraire et nuisible.


Explication de l'Académie française
Voilà un simple copier-coller de ce qu'on trouve sur le site de l'Académie française (j'ai graissé certains passages pour attirer votre attention) :

L'Académie française a adopté cédérom.

Elle a constaté que le sigle américain CD-ROM s'était installé dans l'usage de manière définitive pour désigner un objet d'emploi de plus en plus courant. Mais ce sigle, devenu terme en soi, comme Radar ou Laser, était transcrit d'une façon qui heurtait notre graphie. L'Académie a donc décidé de le franciser en l'alignant sur la prononciation, et d'en admettre l'entrée dans son Dictionnaire.

Cette explication sonne pour moi comme un constat d'échec de celui qui ne veut pas avoir perdu. Il est clair que le rôle de l'Académie française est de permettre l'évolution de la langue en évitant les dérives et les excès. Mais on a l'impression que le pli est pris : les français appellent "CD-ROM" un CD-ROM et il est trop tard pour les faire changer. Mais quitte à perdre la guerre, autant saborder le navire, ce n'est pas l'ennemi qui en profitera : sabotons l'orthographe et on fera comme si la langue française avait gagné, appelons ça un "cédérom".


Ma requête auprès des immortels
Je reconnais volontiers qu'il est un peu dommage que j'aie attendu 12 ans avant d'évoquer avec eux le problème. Mais il aura fallu le temps que je comprenne le problème, que je fasse des progrès en français et que leur site permette enfin de les contacter pour que je me décide. J'ai un profond respect pour la langue française qui nous permet de dire des tas de choses et j'estime vital qu'une institution "indépendante" nous permette de savoir de quoi on parle. Il y a des gens qui se font la guerre simplement parce qu'ils ne se comprennent pas, tenez, prenez par exemple les "Burgondes" dans Kaamelott !

Voilà donc ci-dessous le petit mot que je leur ai envoyé :

Bonjour,

Vous avez choisi de remplacer le terme CD-ROM par cédérom. J'ai beau être souvent d'accord avec vos choix sur l'évolution de la langue, je suis particulièrement choqué par celui-ci.

Vous avez choisi la transcription phonétique d'un acronyme qui avait un sens, vers un mot dénué de toute étymologie. A la différence de Radar ou Laser (vos exemples), vous avez ajouté des lettres et créé un mot de toute pièce.

Comment proposez-vous d'adapter CD-R, CD-RW, DVD-ROM, DVD-R, Blue-Ray, clé USB ? C'est une course sans fin. Vous devriez vous abstenir de retranscrire des mots qui fonctionnent très bien dans leur version originale et qui de par leur origine technique n'ont plus aucun sens transcrit phonétiquement.

Surtout que la liste d'acronymes est infinie en informatique : HTTP, SSL, ADSL, FTP, IRC, HTTPS, TCP/IP, P2P, SSH, etc. Vous avez raté entre temps les VHS très utilisées aussi et dont on parle encore.

D'ailleurs, de nos jours, les CD-ROM sont devenus dépassés. Ils n'existent plus que sous la forme de "CD-Audio" (qui sont en fait autre chose).

Et donc ci-dessous leur réponse (j'ai mis en gras ce qui a attiré mon attention) :

Monsieur,

Il est vrai que la graphie cédérom figure à l'article Multimédia de notre dictionnaire, bien que ce terme ne fasse pas l'objet d'une entrée. Sachez que cette forme a été adoptée par la Commission générale de terminologie et de néologie, placée sous l'autorité du Premier ministre, en 1989, et qu'elle a été publiée au Journal officiel de la République française.

Il n'en est pas moins vrai que la transcription de cédérom pose le problème de celle des divers autres supports électroniques inventés depuis, que l'on ne saurait résoudre aisément. Mais si l'on se limite à ce seul terme, il semble difficile, je crois, d'être aussi péremptoire que vous l'êtes: en effet, CD-ROM n'est pas, comme vous l'affirmez, un acronyme, mais une forme lexicale hybride, sigle pour partie, acronyme pour l'autre, à la différence de CD-R, CD-RW et DVD-R, qui pour le coup sont de purs sigles, et peuvent donc être maintenus en l'état. La forme phonétique cédérom était cohérente.

Enfin, j'ajouterai que la question n'est plus guère brûlante puisque, comme vous le rappelez vous-même, le cédérom est en voie de disparition !

En vous remerciant de l'intérêt, précieux, que vous portez à notre travail, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes meilleures salutations.

Marie Pérouse-Battello


Un caillou dans ma godasse...
J'avoue que je ne m'attendais pas réellement à une réponse de leur part, et j'en suis heureux. Mais cette réponse comporte un certain nombre de points qui me gênent.

Tout d'abord, on y apprend que ce terme "ne fait pas l'objet d'une entrée" au dictionnaire. C'est vrai si on cherche ce mot dans le dictionnaire en ligne, mais c'est faux si on lit ce qui est marqué dans leur page multimédia où l'Académie écrit en "admettre l'entrée dans son dictionnaire".

Ensuite, ils semblent se dédouaner d'avoir choisi ce mot, expliquant que ce choix revient à la Commission générale de terminologie et de néologie. Cette commission est désignée par le Premier Ministre. Mais elle est présidée elle-même par quelques membres perpétuels de l'Académie française. Le Premier Ministre a donc nommé une commission à la tête de laquelle on retrouve des membres importants de l'Académie française, et on lui demande des solutions à des problèmes de langue plutôt que d'embêter les autres académiciens avec ça. Mais finalement, l'inscription d'un nouveau terme (issu de cette commission) au Journal officiel, comme dans notre cas, ne peut se faire que sur l'aval de notre chère Académie française. Donc finalement, cette phrase n'apporte pas d'eau au moulin il me semble. Ou alors, juste pour dire "Écrase, c'est déjà voté..."

Un autre point qui me gêne, c'est de prétendre que l'origine hybride mi-sigle, mi-acronyme de CD-ROM change tout. Je m'étais donc trompé sur ce qu'était un acronyme, je l'admets, mais cela ne change absolument rien. Un sigle est un ramassis de lettres (initiales en général) prononçable ou non qui désigne le machin qu'on a abrégé. Par exemple "TIG est un sigle pour "Travail d'Intérêt Général". SNCF est un sigle, HADOPI aussi. Un acronyme, c'est quand ça devient prononçable : SNCF n'en est pas un, HADOPI en est un. Mais TIG en serait un si on s'amusait à le prononcer "Tigue" sans jamais l'écrire de cette façon pour autant. Un acronyme est donc aussi un sigle. On pourrait alors finasser en disant que CD-ROM n'est certes un acronyme que pour sa moitié, mais que c'est un sigle dans sa totalité (et non pas son autre moitié seulement). En fait, on pourrait même dire que tous les sigles qui comportent des voyelles sont partiellement des acronymes. Il n'empêche que si c'est un acronyme, il n'y a pas besoin de changer sa graphie et si c'est un sigle on ne l'a jamais fait à ma connaissance, alors pourquoi le faire ici ? Simplement parce qu'il est "moitié-moitié" ?

Le dernier point est quand même assez magistral selon moi : "la question n'est plus guère brûlante". En gros : "ne venez pas nous emmerder avec un mot qui ne servira bientôt plus alors que c'est du passé, il y a prescription". Non : on ne peut pas exiger la prescription aussi facilement quand on est immortel ! Ce n'est pas du passé dans la mesure où le mot restera longtemps dans ce dictionnaire (qu'il en soit une entrée ou non, il apparaît chez eux), il a créé un stupide précédent qu'il conviendrait selon moi de nettoyer. Il faudrait composer avec l'idée qu'un enfant n'a pas le droit d'écrire phonétiquement, mais qu'une entité immortelle le peut ? J'avoue, ça me gêne profondément (mais bon, les CPCistes ont du temps libre aussi). On se croirait revenu au XVIIème siècle, où on décidait de l'orthographe des mots à pile ou face.


Pourquoi ce mot ne devrait pas exister :
C'est la 1ère fois qu'on phonétise un sigle (acronyme ou non).
Je n'ai retrouvé aucune trace en français d'un sigle qu'on aurait modifié pour créer un mot prononçable. Le plus proche serait sans doute "abécédaire", mais l'Académie française elle-même nous informe que ça vient du latin "abecedus". On en devient coi à imaginer qu'il existe un mot latin pour ça. La forme adjective a d'ailleurs été remplacée par "alphabétique".

J'offre donc une forte somme d'argent à qui me trouvera un sigle antérieur à "cédérom" dont on aurait phonétisé la forme. J'exclue évidemment les mots appartenant à leurs propriétaires : Hergé pour "RG" n'appartient pas à la langue française par exemple.

Déni de l'étymologie :
Le mot "cédérom" a été créé en dépit de toute étymologie. Je parle naturellement de l'étymologie liée au sigle. Ce "mot" vient de l'anglais, certes, mais il serait peut-être question de l'assumer. Mais le problème venait peut-être davantage du fait que le sigle "CD-ROM" était déposé et ne pouvait donc pas figurer dans le dictionnaire ? Non, même pas. "Compact Disc" est effectivement déposé par Sony ou Philips (je ne sais pas, mais c'est pareil), mais pas "CD-ROM". Pas en France en tout cas.

Pas de précédents sur des mots en "-om" :
En effet, peu de mots français se terminent en "-om" sans un e, voire 2 "m" : majordome, pomme, homme, aérodrome, astronome, atome... à l'exception justement de certains mots étrangers (avec le respect de l'étymologie) comme "condom, chilom, sitcom, showroom, zoom, custom, Angström..." et quelques abréviations ou acronymes comme "télécom, DOM, TOM, rom...". Et justement, "cédérom" n'est plus un sigle. La seule exception que j'ai trouvée est "pogrom", venant du russe, et dont justement on a créé une variante "pogrome" pour éviter que ça fasse moche. Mais il est de toute façon aussi un import anglais de "pogrom", je ne connais donc vraiment pas d'exception.

Le pied dans la porte des cédéèrdoublevés ou des dévédés...
Le plus fort dans cette histoire, c'est que ce mot précède d'autres âneries de ce type (rares, mais remarquables). Comment appeler un "e-mail" que tout le monde appelle déjà "mail" sans traumatiser les français ? Inventons l'ortaugraf' ! Avec le "mèl" (yesss). Il existe aussi le "courriel" qui me froisse moins, dans la mesure où il est une contraction du franco-français "courrier électronique". Mais il faut savoir qu'il ont osé d'autres traductions pour les DVD ou autres produits dont certains n'existent vraiment nulle part... une misère linguistique quoi.

N'ayez aucun doute sur la méthode !
Comme on ne fait pas confiance à l'Académie française pour sa réactivité (là, je peux comprendre...), le gouvernement a décidé de créer la "Commission générale de terminologie et de néologie" dont le but est de créer les mots qui nous manquent en urgence, car il ne faudrait pas que ça ralentisse le travail de l'Académie française. Mais surtout, il serait dommage que la rédaction d'une loi butât sur une technologie par manque de vocabulaire (mais bon : on s'en affranchit généreusement pour inventer "Madame LA Ministre", rejeté par l'Académie et utilisée par les Ministres...).

Donc pour faire les choses comme il faut, on a mis en haut de cette commission des gens qui maîtrisent bien la langue... le haut staff de l'Académie française. Vous le sentez le progrès là, d'un coup ? On a donc des gens nés avant la 2nde guerre mondiale qui vont décider de ce qu'on fait des mots du langage technique numérique qui déboulent dans la vie de tous les jours. J'aimerais tant qu'ils fassent ce même effort sur les mots de la finance qui deviennent aussi illisibles que quotidiens ! Ah, oui, ils ont inventé la "mercatique" quand même... grand progrès pour traduire "marketing", sur la base de "mercantile" je suppose. Je suis juste un peu gêné que cette demande vienne du Premier Ministre. Vous le sentiriez comment, si on mettait "mulot" dans le dictionnaire ? Ouais, pareil...

Injustice vis-à-vis des VHS.
Il faut bien voir que toutes les technologies n'ont pas eu droit à un petit mot à eux. Les VHS (sigle de Video Home System) n'ont pas eu la chance de cette exception culturelle, car les immortels de l'époque étaient encore en train de plancher sur le remplacement du terme "Super 8" : ils étaient nés à une époque où les journaux étaient illustrés de gravures... Je pense qu'on peut dater la frénésie depuis l'apparition du numérique... et je constate aujourd'hui en lisant la presse que cette frénésie ne se limite pas au champ du vocabulaire, mais aussi à celui des lois, de la politique, de l'économie, etc. Mais ne nous éparpillons pas.

Il y avait déjà "disque compact"
La francisation est pourtant simple avec "disque compact" (lui aussi accepté, d'ailleurs), d'autant moins choquant que l'habitude est déjà presque prise depuis qu'on parle de "Compact Disc". Et en plus, on a l'immense avantage que "disque compact" ne soit pas déposé. On avait un mot, pourquoi se forcer à en inventer un autre tout pourri ? Bon après, pour ce que je pense des dépôts de mots usuels, c'est autre chose. Pourquoi ne pas déposer le vivant tant qu'on y est ? Ah ? Ça se fait déjà ?...


Un précédent pour plein de sales mots...
Après avoir inventé les cédéroms, la commission ne pouvait quand même pas en rester là. La technologie évolue sans cesse, et il est absolument nécessaire de créer des mots avant que l'Académie française n'ait le temps de se poser sérieusement le problème. Nous avons une urgence de vocabulaire ! Et puis ces vieux qui décident de notre langage pourraient être morts avant de n'avoir eu le temps de nous trouver les mots qu'il faut pour appeler un CD-ROM en français, ce serait tragique, nous serions désemparés. Tous les mots suivants sont donc apparus depuis au Journal officiel et sont donc visibles sur le site FranceTerme.

Cédérom interactif (2000)
Ce mot est ni plus ni moins l'extension du "cédérom" à une période où on voulait en faire un truc vraiment génial qui sert à tout. Ce mot est quand même noté dans le Journal officiel de la République française ! Le CD-I dont plus personne n'entend parler pourrait aujourd'hui faire partie des musées des "sasféplu", aux côtés des consoles obsolètes. On attribuait des fonctions légèrement multimédia à des applications lisibles uniquement sur des consoles de salon (Philips a dû faire ça je pense). Ce flop commercial digne de la GX4000 aura eu le temps de titiller nos commissions ministérielles le temps de pondre un mot. J'espère que les textes de loi n'ont pas trop à subir les caprices éphémères de cette novlangue qui se fane sitôt après avoir éclos...

Disque numérique polyvalent (2000)
Alors ce mot est particulièrement savoureux car il a l'illustre avantage de n'être compris par personne. Un "disque numérique polyvalent" est un DVD. En fait, pendant longtemps, la Commission de Terminologie et de Néologie a proposé "Disque Video Numérique" pour traduire "DVD", mais l'usage faisant que c'est faux (car les video CD en seraient aussi, et pour les Videodiscs, ça serait compliqué), on est revenu au mot anglais. La vraie signification de DVD est "Digital Versatile Disc", nos hautes hautorités ont donc proposé de remplacer "versatile" par "polyvalent". En gros, le disque numérique polyvalent est rond, avec des chiffres, et peut servir à plein de trucs. Ça pourrait donc être une disquette si la définition n'imposait pas que le support fût à lecture optique. A-t-on une autre question pour deviner ce qu'est le schmilblick ?

Disque vidéo à durée déterminée (2007, juste après l'arrivée de Christine Albanel et avant son inauguration du site)
Dans la série "novlangue périmée demain", il y a cette invention dont on a parlé et que je n'ai jamais vue en vrai. Il s'agissait d'un DVD qui s'autodétruisait au bout de 8 heures. C'était les prémices d'une production de "numérique jetable" (sans doute unique au monde) où le support était censé ne pas durer assez longtemps pour être copié, mais juste assez pour être vu. Un truc vraiment débile qui a justifié un mot. Le plus drôle, c'est que les initiales de leur sale appellation est "DVD-D" qui est finalement le vrai sigle américain de cette sale invention. Vraiment se compliquer la vie pour le plaisir !

Flux de syndication
Nan, je commente pas, c'était juste la dernière pour la route. Ce truc est un flux RSS !


Conclusion
Je suis sensible au souci de l'Académie française d'intégrer les nouveaux mots relatifs aux sciences. Son approche n'a pas toujours été la même concernant ces mots qui pouvaient changer au gré des inventions. Mais il faut reconnaître que de nombreux mots se sont bien adaptés et de façon logique à la langue, comme formatage, disquette ou d'autres nombreux mots inspirés de l'anglais qui auraient pu partir en vrille si personne n'avait pris une saine décision.

Mon petit caca nerveux vient simplement du fait que ce mot est une erreur à tous points de vue, mais aussi que je suis un peu furax que la presse joue le jeu de cette infâmie. Et puis il faut le dire : je n'ai rien trouvé sur Internet qui râle à ce sujet, alors je me suis dévoué. Il existait d'autres mots tout à fait adaptés et d'ailleurs acceptés. Je redoute que cette erreur ne soit la première d'une longue série. Je pense que les académiciens auraient pu repenser un peu à ce fond de méfiance qui les animait à leurs début, redoutant d'inventer des mots toujours périmés, voilà 4 siècles.

Et bien en voilà un beau. Fort heureusement, le CPC ne devrait jamais être concerné par cette laideur.