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Quels softs utiliser ?
écrit le 14/10/2007, révisé le 30/06/2012

On me demande souvent quels logiciels utiliser pour faire ceci ou cela. À vrai dire, chacun a ses petites habitudes et fonctionne différemment. Certains préfèrent travailler sur CPC, considérant que c'est un plaisir en soi, d'autres préfèrent utiliser des outils modernes pour réaliser des choses qui fonctionnent sur CPC.

Je fais un peu partie de la seconde catégorie, quoique je m'attache surtout à la qualité du résultat que l'on obtient. Cela m'amène donc à jongler entre le PC et le CPC, selon que j'estime le résultat plus probant avec l'un ou avec l'autre.

Je préciserais aux puristes que le "cross-development" est loin d'être une nouveauté, et même à l'époque bénie du CPC, les jeux étaient bien souvent réalisés avec l'aide d'Atari ST ou Amiga. Pour ma part, je considère simplement ces éléments comme des périphériques d'extension d'aide au développement sur CPC, au même titre qu'un scanner. Et s'il est question de scanner une image, je préfère le faire avec un matériel performant, qui m'évitera de passer des semaines en retouches. Seul le résultat sur CPC m'importe.

Je me contenterai naturellement de vous parler des méthodes que j'utilise, ce qui me permettra de vous faire partager mon expérience.


Hardware
Une rapide présentation du matériel disponible s'impose, car le premier choix que l'on a est bel et bien de travailler sur un CPC (éventuellement équipé de matériel hardware) ou sur une autre machine (généralement PC de nos jours).

Lorsqu'on choisit d'utiliser un CPC, il est préférable de choisir un 6128, ou au moins de posséder 128k de mémoire, rapport au fait que la plupart des logiciels l'exigent. C'est un minimum, comme le lecteur de disquettes ! D'autre part, utiliser un lecteur de disquettes 3'5 permet de faire des échanges facilement avec le PC, donc impératif. Ensuite, l'utilisation d'une RAMcard (ou ROMbox au choix) permettra d'utiliser des logiciels en ROM, pour peu qu'ils existent, limitant ainsi les accès disc au strict minimum. Pour finir, il peut parfois être utile si vous travaillez avec un programmeur (ou si vous êtes programmeur à fortiori) d'utiliser une CPC-Booster+ qui permet de faire le pont entre le PC et le CPC. Cela vous permettra par exemple de tester en direct sur le CPC des graphismes que vous aurez intégré directement en mémoire, à l'aide de copier-coller vers un émulateur. Cette interface remplace avantageusement une Multiface2 pour qui ne programme pas, moyennant cependant des temps de tranfert de données d'une 12aine de secondes (rapidement fastidieux si vous passez votre temps à tester des rasters).

Pour la partie PC, il suffit qu'il soit équipé d'un port COM de façon à se connecter à une CPCBooster+, d'un lecteur de disquettes 3'5 pour les transferts de fichier, et le reste doit simplement être compatible avec vos logiciels et accepter votre matériel (scan, appareil photo, tablette graphique, etc.).

Liens :
Lecteur 3'5 pour CPC : ici et

RAMcard (RAM7)
ROMbox (ROMBO Productions)
CPCBooster+ (Antitec)


Graphisme
Je différencie 2 étapes au graphisme. D'un côté on a la mise en place des éléments, en terme de couleur, de taille, de mise en page, et d'essais. D'un autre côté, on a la finition, qui se situe au niveau du détail, essentiellement des retouches au pixel.

La première étape doit nécessairement se faire avec des logiciels rapides. De la même façon qu'un dessin au crayon se fait en traçant les lignes directrices en premier, les éléments constitutifs de la page, et parfois des esquisses rapides préliminaires. Il est important de ne pas se perdre dans les détails, car une construction trop lente pour la première étape d'un dessin peut nuire à sa composition. Un PC est donc tout indiqué pour ses nombreux logiciels dans le domaine, et pour l'important choix de périphérique qu'on peut lui connecter (scanner, appareil photo numérique, tablette graphique).

Comme logiciel de dessin, je choisis Photoshop pour sa grande ergonomie et ses possibilités très poussées. J'utilise notamment des scripts me permettant de transférer des images très rapidement à un format proche du CPC, cela me permet donc de tester rapidement si une idée peut avoir un bon rendu sur CPC. Je travaille donc l'image en 32 bits, et aux vraies dimensions d'un mode 1 (pour avoir des pixels carrés) ou le double (pour avoir une image non déformée en mode 2) lors de la fabrication de l'image. Ensuite vient une phase de transfert où je réduis l'image à son vrai nombre de pixels (mode 0, 1 ou 2), puis vient la réduction de couleurs. À cette étape, il est possible de retoucher l'image grossièrement en ébavurant les pixels rebelles. Avec un peu d'habitude, on peut même aller assez loin en finition, surtout en mode 1. Ensuite seulement, je convertis l'image à un format SCR. Pour ce faire, vous pouvez utiliser CPCImageConverter de Demoniak. En revanche, il pose quelques problèmes pour sauver des écrans de 16k reformatés (je n'ai pas réussi à le faire). Un plugin est en cours de développement par Flash Solaar permettant de sauver un SCR reformaté directement depuis Photoshop. J'en utilise une version alpha très pratique, mais loin d'être au point.

Il est conseillé à différentes étapes de ce processus de faire des images temporaires visualisables sur le CPC, soit en utilisant des transferts par disquette, soit avec une CPCbooster+ selon l'utilisation que vous faites des graphismes (wobblers par exemple). Cela permettra de vérifier l'ambiance des couleurs, le niveau de dégradation du rendu et la déformation de l'image (le PC restitue des pixels mode 1 carré, ce qui n'est pas le cas du CPC, surtout si vous utilisez un écran monochrome).

Lorsque l'image est prête, il faudra la retoucher précisément. Si vous dessinez un écran standard CPC (320x200 selon le mode), vous pourrez le retoucher facilement avec le logiciel OCP Art Studio, encore inégalé sur cette machine, même si certaines fonctions font cruellement défaut. Pour des dessins plus grand, il faudra découper l'image en plusieurs morceaux, qui pourront ensuite être recollés avec un PC.

Il est indispensable de retoucher l'image finement sur un CPC pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le ratio x/y des pixels est différent, et l'appréciation du rendu final peut en être modifiée. Ensuite, il y a toujours une petite différence de couleurs entre les couleurs que vous simulez sur PC et celles que vous avez réellement sur le CPC. Ensuite, le pitch de l'écran CPC permettra certains mélanges de couleur par proximité dont le rendu sera nécessairement très différent sur un PC. D'autre part, l'affichage du CPC se faisant sur 312 lignes non entrelacées, de fines lignes noires séparent de façon assez nette les lignes affichées, modifiant encore cette appréciation du pitch ; par exemple, un tramage en mode 1 donnera un rendu différent selon qu'il est vertical ou horizontal, ce qui n'est pas le cas sur les écrans PC à balayage "rapide" (pire encore sur un LCD).

Je me permets une dernière mise en garde sur l'utlisation d'un Amstrad Plus, car il n'est pas adapté pour faire des retouches d'images CPC. En effet, il a de nombreuses différences graphiques, dont principalement les couleurs qui sont assez différentes de celles d'un CPC (ses 4096 teintes n'y suffisent malheureusement pas), et l'écran du Plus déforme les pixels de façon qu'ils sont tassés en haut de l'écran. En d'autres termes, si c'est pour ne pas avoir un résultat parfait, autant utiliser un PC qui a de nombreux outils de retouche.

Liens :
OCP version ROM : OCP version Longshot (avec touche COPY) contenant un bug avec la fonction triangle.
OCP version Disk : OCP patché par Longshot : COPY permet à tout instant d'avoir une vue complète de l'écran : c'est sensas ! (version avec correction du bug du triangle)
Conv Img CPC (Demoniak) pour transférer une image en SCR

CAT'arts
Ce domaine encore confidentiel ne laisse pas beaucoup le choix des outils. Une première approche "user friendly" permettra de composer des CAT décorés en basic, puis de les transférer sur la disquette, à l'aide du logiciel CATaclysme de Tom & Jerry.

éditeur de sectreur pour un catalogue
En bleu, les zones où vous pouvez écrire des commentaires libres, en rose, les octets qui peuvent contenir des caractères de contrôle, le système affichera un point aux emplacements verts, et des tailles de fichier aux emplacements rouges.
Pour les utilisateurs avancé, il faudra entrer directement les octets en hexadécimal sur la disquette. Cela semble très barbare, mais finalement, on s'adapte assez vite. Mais il serait difficile de faire mieux sans un gros travail de conception : d'un côté les contraintes poussées des CAT'arts ne facilitent pas la lisibilité de l'ensemble, et un logiciel dédié serait nécessairement très élaboré... et incluerait de toutes façons l'écriture hexadécimale.

Il existe essentiellement 2 façons de faire : soit vous utilisez un émulateur en zappant d'un snapshot (avec un éditeur de secteur) à un autre (qui exécute le CAT), soit vous faites comme moi, directement sur CPC. J'utilise l'éditeur de disquette de Discologie, qui est très pratique pour peu qu'on sélectionne les bonne options. L'idéal est d'avoir 2 CPC côte à côte, et de tester le CAT sur le second CPC en basic. Sinon, à défaut, utiliser une ROM de discologie qui évitera des accès disc fastidieux.

Les liens :
CATaclysme (Tom & Jerry : site du GPA > Productions > utilitaires).
Editeur de discologie version ROM par Chany qui paramètre les options de façon optimale pour les CAT'arts. Attention, cette ROM déconne sur le lecteur B.
Site de ROMs (NPS).

Transfert de fichiers
Je me contente de transférer des fichiers de petite taille sur des disquettes au format classique. Je trouve donc plus pratique de mettre les fichiers en DSK, puis d'écrire ces DSK sur disquette 3'5. Ramlaid/Arkos est en train de développer un utilitaire permettant d'écrire directement un fichier sur disquette CPC par un simple clic droit. Espérons que cela sortira rapidement. Une autre façon de procéder est de passer par la CPC-Booster pour transférer un fichier ou un DSK directement sur la disquette du lecteur CPC, mais cela oblige notamment à quitter l'application en cours, je préfère donc la 1ère solution. D'autres sites web expliqueront plus en détail les différentes façons de faire.

Ci-dessous, quelques liens :
Snarkos, ReadDSK, WriteDSK : Logiciels de transfert pour la CPCBooster notamment (Arkos)
ManageDSK (Demoniak) : pour transférer des fichiers / disks

CPCdiskXP (CPCMania) : pour transférer des Disks